Vautours empoisonnés le nettoyeur des savanes se raréfie dangereusement

first_imgVautours empoisonnés : le nettoyeur des savanes se raréfie dangereusementPubliée dans Biological Conservation, une étude américaine montre que depuis une trentaine d’années, 60 % des populations de vautours du Massaï Mara ont décliné. En cause : l’empoisonnement de carcasses de bétail, visant les prédateurs mais touchant les charognards.Imprégnée de Furadan, un pesticide toxique, une seule carcasse de vache ou de chèvre, intentionnellement abandonnée dans la savane par des éleveurs pour se “venger” de prédateurs, peut empoisonner 150 vautours, selon l’ONG américaine Peregrine Fund, dont  le directeur pour l’Afrique, le Dr Munir Virani, réclame l’interdiction de ce produit dans la région “pour préserver ces membres-clé de la communauté des enleveurs d’ordures”.À lire aussiKenya : quand une lionne s’attaque à un hippopotame et… le regrette immédiatementEntre 2003 et 2005, le Dr Virani et son équipe ont dénombré les vautours à travers le Kenya, constatant une baisse de 60 % des effectifs depuis les années 1980. Corinne Kendall, chercheuse à l’Université de Princeton (États-Unis), qui travaille avec Peregrine Fund, a équipé certains volatiles avec des capteurs GPS, et établi que les vautours, qui exploitent un territoire de 30 à 80.000 kilomètres carrés, ne sont pas empoisonnés que dans le périmètre – protégé – de la réserve.L’ONG préconise de faire passer au statut de “vulnérables”, dans la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature  (UICN), trois espèces : le vautour africain, le vautour de Rüppell et le vautour charognard. “Si nous perdons les vautours, les touristes devront parcourir la réserve avec des masques sur le visage, parce que la puanteur des carcasses d’animaux sauvages sera devenue insupportable”, avertit  le Dr Virani.Le 24 décembre 2010 à 20:02 • Emmanuel Perrinlast_img read more


September 20, 2019 0